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  • quelques temps déjà que j'ai envie de faire lire les textes que j'écris... 10 ans déjà que j'ai commencé à faire crisser ma plume. et ma foi j'espère qu'elle évolue avec les années.

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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 21:40

Février

C'est comme un parfum, une brume qui changerait la composition de l'air alentour.

Au début, ça picote et on éternue plusieurs fois, étonnés, troublés par cette odeur et l'effet qu'elle produit.

Et ça sent bon. Terriblement bon. Alors on respire en grand, pour remplir les poumons.

Pour que cette odeur, cette mini pluie ne reparte plus jamais de nous. Pour que ces atomes fusionnent en nous. Pour qu'elle devienne notre odeur, notre parfum. Notre empreinte.

Et puis au fil des jours on a juste envie d'humer encore cette fragrance, si particulière, si agréable. Et retrouver le bien être qu'elle procure.

C'est comme ça quand je te regardes.

 

Avril

C'est la nuit, cette folle nuit qui m'appelle. Me prend par la main, caresse ma peau et m'exhorte! Me chatouille, me fait rire et tourner encore et encore dans cette danse insensée.

C'est la nuit et son parfum d'encre sèche sur mes doigts, de fleurs dans mes cheveux, du vent entre mes jambes fatiguées de courir à travers les rues piétonnes.

C'est sa chaleur, ce rire qui explose partout dans l'obscurité et monte jusque dans les nuages.

C'est cette envie brutale et sombre, presque virile, animale.

C'est tout ce qui fait ton absence et qui crève mon cœur et qui me porte encore pourtant le long des routes. C'est la nuit. C'est mon secret.

 

Mai

Mon amour,
Ici, il pleut. Mais chaque goutte d'eau est remplie d'un univers où le soleil a l'éclat de tes yeux et la chaleur de ton sourire. Je n'attends plus le vent pour ramener la lumière, puisque je sais que lorsque je te reverrai, les ténèbres s'enfuiront à jamais.
Les nuages murmurent que toute la beauté du monde ne suffit pas pour décrire ton regard; car il est toute la beauté du monde, il est le monde, il est la terre que je convoite.
Il est tous les matins silencieux emplis de soleil.
Toutes les averses assourdissantes.
C'est une tempête.
Je n'ai pas peur des éclairs puisqu'ils émanent de toi, ni du tonnerre qui annonce ta venue.
Et je bénis l'eau qui s'écoule sur le monde.  

 

Juin

Régulièrement, la ville se vide, en quelques minutes.
Les commerces ferment, les ampoules éclatent.
Et la foule se dirige vers le périphérique extérieur, résignée.
Les volets sont encore entre ouverts, un vélo traîne sur l'avenue.
C'est le matin, mais la capitale ne vivra pas, sans toi.
Les métros sont figés entre deux gares, les chats s'étirent au bord des fontaines.
Le soleil envahit les boulevards morts, suivit par un silence génant.
Ce silence qui m'étouffe lorsque tu reviens enfin.
Cette absence de son, terrible.
J'ai tellement à dire lorsque la ville est déserte! Et ton retour ravive
le brouhaha qui enfouit sous ses cris ma plus belle déclaration d'amour.

 

 

Par fionachouchou - Publié dans : Travel
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Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 18:01

c'est une plage. le sable brûle mes pieds qui le foulent. les vagues s'effondrent un peu plus loin, au rythme des courants et du vent iodé.

une jeune femme me croise. elle se hâte.

et puis mes yeux fixent l'horizon. quelque chose arrive au loin.

quelqu'un.

lui.

il courre vers moi, hâletant, souriant de me voir.

il approche, il fait de grands gestes, veut me dire quelque chose!

alors je m'élance, mes pieds écrasent le sable, déterminés.

il est là, un mêtre à peine, je souris, tends ma main ....

et ...il ...

me frôle, me cogne, m'étreind presque, de toute sa force, de sa puissance d'homme,de son odeur d'homme, de sa voix grave.

il trébuche, se raccroche à mon bras, ma taille, mon corps de femme, mon espoir de femme, mon ignorance.

bredouille quelques syllabes, regarde derrière moi, repart. vers l'autre jeune femme.

vers un ailleurs où je ne suis pas.

évidemment. 

Par fionachouchou - Publié dans : Travel
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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 20:49

Elle se concentre sous la poitrine, en plein soleil.
Aucun remède ni massage pour l'atténuer. Rien pour remplir ce vide.
Je t'avais demandé de te taire, mon coeur et tu m'écoute jamais.
Obstiné.
A vouloir trop croire tu accrois la douleur.
Chien fou qui court droit sur un piège grossier.
Et tu tombes toujours ... puis tu remontes.
Je suis lasse.
Longtemps déjà que Destin m'affuble de ce rôle ridicule.
Mais je m'y suis faite, pourtant. Sauf toi.
Laisse moi en paix!!
Ne bats plus pour cet espoir incongru qui ne t'offrira que chimères.
Reprends ton souffle. Et calme le pouls.
Il est tard, les lumières s'affaiblissent. Dors.
C'est moi qui veille à présent.

Par fionachouchou - Publié dans : Humanité
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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 22:12

il n'y a qu'une vie en tout. une seule.

et je n'ai que ma vie pour te connaître.

tu es arrivé tard. reste.

assis toi, reprends des forces.

mais non, ne gratte pas le pansement! il couvre à peine la plaie.

regarde, tu saignes encore.

ne souris pas, repose toi. ne parle pas trop fort, chuchotte.

ne danse pas, dors.

j'ai ranimé le feu pour mieux voir ton visage. je ne te connais pas bien encore.

on m'a juste conté le bruit gluant de l'épée sortant de ta poitrine.

le sang et les larmes tombant sur le sol.

et la solitude.

que puis-je faire? je suis là, avec ma stupide impuissance de ceux qui arrivent après le combat!

mon stupide espoir de t'aider.

ma stupide angoisse de te voir plier sous la douleur.

ma force ne réside que dans la certitude de ma présence.

je suis là.

je reste.

j'attends.

malgré ma patience qui tremble comme un arc bandé au maximum,

prête à tout pour refermer la blessure.

il restait une place à prendre parmi mes alliés. elle t'attendait, étranger.

et parce que je n'ai que ma vie, je t'en prie. entres-y.


Par fionachouchou - Publié dans : Travel
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 20:56

regarde moi bien. car je ne suis pas ce que je parais être.
ce n'est pas la peau, ce ne sont pas les cheveux, les cils, ou ces pupilles couleur de pluie.
ce n'est pas le sang projeté partout dans le corps ni l'oxygène qui empli les poumons.
ce n'est pas non plus cette chaire qui palpite doucement quand tu souris.
c'est au creux de la paume. là où tu peux sentir la chaleur de mon amour.

alors ne lâche plus jamais ma main.

Par fionachouchou - Publié dans : Travel
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